BLOG QUADRIVIUM-EUROPA

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Tag - Saint-Antoine l Abbaye

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jeudi 17 mai 2012

Semaine de l'Europe (4): et tout s'achève par des danses ...

La Semaine de l'Europe a pris fin samedi 12 mai au soir à Saint-Antoine l'Abbaye, l'un des plus beaux villages de France ! Il était bien prévu de manger en plein air, mais la fraîcheur de ces dernières nuits a imposé un rapatriement vers la Salle des Fêtes. Qu'importe le lieu pourvu qu'on ait l'ivresse ! Et ce fut le cas pour une ivresse très raisonnable. Après un apéritif musical, animé par le Groupe Torivaki, un petit discours d'accueil des deux co-présidents du Comité de Jumelage de Saint-Antoine-Dionay, il était l'heure de déguster un repas préparé par le chef, désormais à la retraite, Jean-Pierre Blanc.

Les co-présidents du Comité de Saint-Antoine-Dionay (C)JB

Il était surtout l'heure de danser entre chaque plat. Avec l'accompagnement musical de Torivaki, le club de danses de Saint-Antoine entraînait tous les convives pour des danses collectives venues de Serbie, de Macédoine, de Roumanie, bref de tous les Balkans.

Le groupe Torivaki (C)JB

Et vous pouvez le croire, il y avait souvent plus de monde sur la piste qu'assis autour des tables ! Il faut remarquer que si les délégations italienne et allemande avaient déjà pris le chemin du retour, il nous restait la délégation roumaine, laquelle ne s'est pas privée de participer, à la hauteur de la réputation de son pays, à quasi toutes les danses !

Danses des Balkans (C)JB
Cette soirée, annoncée festive, mettait un terme à une belle Semaine de l'Europe en Royans et Sud-Grésivaudan. Le public y a été nombreux, une importante documentation relative à l'Europe, ses structures, ses objectifs, ses moyens, ses structures culturelles et éducatives, a été distribuée, des expositions ont circulé sur tous les points d'action de cette Semaine, les élus y ont pris part et ont témoigné de leur intérêt pour la cause européenne, ...
Un bilan sera à faire, on en parlera sur le blog, mais d'ores et déjà, et sans orgueil déplacé, on peut dire que cette Semaine est un succès.

Danse (C)JB

samedi 10 septembre 2011

Rencontre à St Marcellin et St Antoine avec nos amis Roumains de Câmpani

Dans le cadre de son jumelage avec Câmpani , ville roumaine prés des Carpates, St Jean en Royans recevait pour quelques jours 35 citoyens de ce pays. Ce jeudi 4 août, ce groupe et leurs accompagnateurs étaient en matinée à St Marcellin, en présence de Mme Pic, maire de St Jean en Royans , Mme Gresiack, présidente du comité de jumelage et ses homologues pour St Marcellin , Mme Rey Foity et St Antoine, M Jalabert. Cette visite était l’un des prémices d’une relation intereuropéenne plus importante ; « QuadriVium Europa », projet actuellement en construction.

110804-Réunion de travail-(C)Bernard Dussert

En effet, alors que la majorité des invités visitait la ville de st Marcellin sous la houlette d’un responsable du groupe patrimoine Rempart, les principaux responsables se retrouvaient pour une réunion de travail à la Maison des Associations pour présenter le projet et les deux actions qui pourraient voir le jour en 2012 : des échanges entres scolaires de primaires sur le thème « du jardin à l’assiette », dénommé Miam et un camp international de jeunes regroupant, Français, Italiens, Allemands et Roumains, l’été prochain en Roumanie, dans la région de Câmpani.

110804-Visite ville (C)Bernard Dussert

Le travail en réseau des comités de jumelage de St Jean en Royans, St Antoine-Dionay, St Marcellin, avec leurs communes jumelles : Câmpani, Sermonetta et Grafing prend petit à petit forme et l’élaboration d’un blog ( http://blog.quadrivium-europa.eu/ ) devrait permettre des échanges fructueux dans le cadre de ce projet en partie financé par l’Europe, avec des aides nationales ou locales. La fête de l’Europe, célébrée par les 4 pays, le 9 Mai 2012 devrait être par exemple une des prochaines sources de festivité.

110804-Réception Mairie (C)Isabelle Bertrand

Mais pour l’heure, après la réception à l’Hôtel de Ville de St Marcellin où nos invités ont pu apprécier fromage et vin de noix et échanger premières impressions et quelques présents, tout le monde prenait la route pour St Antoine, où un sympathique pique-nique attendait dans le jardin du palais abbatial. L’après midi fut consacré à la découverte de l’abbaye, du musée, ainsi que du vieux St Antoine.

Tout comme à St Marcellin, nous avons eu plaisir à faire découvrir à nos hôtes non seulement notre patrimoine, tant par ses grandes réalisations que dans ses petits détails qui enchantent au détour d’une rue, mais aussi apprécier ce moment de convivialité où chansons et bonne humeur se sont côtoyées tout le long de la journée.

Stéphane ARNAUD membre du comité de jumelage Saint Antoine-Dionay : pour une Europe citoyenne

vendredi 19 août 2011

St Antoine l’Abbaye, Dionay : de l’obscurité à la lumière.

Géologiquement la commune de St Antoine se présente comme une main douloureusement crevassée. Son sol de molasse est une proie facile pour tous les ruisseaux qui, au fil des millénaires, ont creusé sans relâche le sable compressé. Ils ont ainsi dessiné des combes profondes, des ravins proches des mondes d’en bas…

C’est dans ce labyrinthe de falaises étroites que le village de « La motte au bois », premier nom de St Antoine, se cala. Ce bourg, si discrètement érigé, recueillit les reliques de St Antoine l’Egyptien. La garde de ses os sacrés fut confiée aux Bénédictins. Autour de l’an mille, une confrérie laïque s’intitulant « les frères de l’aumône » et vouée à la charité s’établit dans cette même paroisse. Les deux communautés s’affrontèrent pendant 300 ans pour obtenir la suprématie dans la gestion des dons, des legs, des aumônes. Cette rivalité prit fin en 1297 quand le pape de l’époque, Boniface VIII, transforma la confrérie en un ordre religieux : « Les Chanoines Hospitaliers de St Antoine ». Victorieux, ils entreprirent la construction d’une abbaye pour assurer leur prédominance. Par l’architecture gothique de celle-ci, ils relièrent les entrailles de la terre à la luminosité du ciel.

Saint-Antoine-façade-(C)JB

Saint-Antoine-intérieur abbatiale-(C)JB

Ces mêmes chanoines et abbés excellaient dans la fonction d’ambassadeur européen et parsemèrent l’Europe de maisons de l’aumône … n’étaient-ils pas les précurseurs des jumelages ? Puis vinrent les guerres de religions décapitant les hommes et les statues. La façade de l’Abbaye ne fut pas épargnée et subit son lot d’exactions guerrières et d’érosion aérienne…Ainsi le vent et la vanité humaine ont détruit le travail d’orfèvre des compagnons et les blessures des pierres rappellent aux passants que, quoi qu’on puisse construire, qu’on atteigne la perfection esthétique ou la solidité extrême, l’éphémère triomphe toujours.

Cette géologie âpre, pont entre ciel et terre, insuffle aux habitants des lieux un esprit particulier, teinté de rébellion qui en a fait, au fil des siècles des guetteurs de la liberté. Des guerres de religions, en passant par la loi sur la séparation de l’église et de l’état, jusqu’à la résistance pendant la guerre de 1940, le village s’est nourri de polémiques démocratiques et fructueuses. Ce bouillonnement ne s’est pas éteint avec le temps, puisque dans les années 1990, les villageois ont manifesté à Grenoble en costume de manants médiévaux et ont aveuglé l’Abbatiale de draps blancs pour protester contre la fermeture de la pharmacie programmée par les notables. La pharmacie est toujours là.

Aujourd’hui, St Antoine l’Abbaye, grâce à ses commerces locaux, ses exploitations agricoles, ses nombreuses associations et son usine de moulage plastique n’est ni un village musée, ni un village dortoir. Ce fourmillement d’activités donne une âme à ses ruelles moyenâgeuses. Mais la nervosité qui bouillonne dans le creuset de molasse antonin pourrait éclater d’une mauvaise façon, si Dionay ne lui apportait pas le calme maternel de son épaule vallonnée. Dionay, de Dionysos le dieu du vin, se couvrait d’un manteau de vignes avant le passage du phylloxera… Les pacages et les bois ont remplacé le moutonnement des pieds de vigne. Dans ce cadre champêtre, la chapelle St Jean le Fromental, avec une fresque où trône une vierge enceinte, confirme la fertilité des paysages et la mélancolie sereine de ce bourg si attachant. Voilà, esquissés en quelques lignes buissonnières, les contours de deux villages qui marchent ensemble, parfois en grommelant certes, mais toujours fermement vers un futur où s’entrelaceront nécessairement les différences.

Gilbert Vincent Caboud membre du comité de jumelage Saint Antoine l'Abbaye-Dionay : "Pour une Europe citoyenne"


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