Du 23 au 25 septembre 2011, une petite délégation conduite par le comité de
jumelage de Saint-Antoine Dionay est allée rencontrer les représentants des
autorités communales et les habitants de la ville de Sermoneta pour discuter
des projets à venir. Il s’agissait de relancer l’organisation d’un échange
scolaire, suite à la réflexion menée fin 2009 et de présenter le travail
partenarial sur le projet QuadriVium Europa que le comité mène avec Saint
Marcellin et de Saint Jean en Royans depuis 2010.
La délégation était donc composée : - de 6 membres du comité de
Jumelage de St Antoine (dont le président et deux représentantes des communes
de St Antoine et Dionay) - de 2 membres représentant l’école et les parents
d’élèves de St Antoine. - de 2 membres du comité de jumelage de St Jean en
Royans (dont la présidente) - d’un membre du comité de jumelage de St Marcellin
(le vice président)
Dés l’arrivé matinale le vendredi, les onze membres de la délégation
française ont visité deux établissements scolaires de Sermoneta : la
« Scuola media » (fréquentée par des enfants de 11 à 14 ans) et
l’école primaire (pour ceux de 6 à 10 ans). Le premier établissement, flambant
neuf et tout juste inauguré à la rentrée de septembre, accueille aujourd’hui 70
élèves, de la 6ème à la 8ème, mais sa capacité totale est de 810.

Les élèves handicapés y ont également leur place et sont aidés par un
auxiliaire scolaire. En moyenne, les classes sont d’une vingtaine d’élèves.
C’est à partir de 11 ans que les enfants apprennent une deuxième langue, bien
que des notions soient apprises sous forme de jeux dans les classes précédentes
en primaire. Cet établissement est doté de matériel informatique (tableau
numérique), qui permet aux enseignants de travailler dans de bonnes
conditions.

L’école primaire, quand à elle reçoit 210 élèves, de la 1ere à la 5ème, dans
un établissement doté d’un gymnase. Ce dernier ainsi que des salles de classes
sont mis à la disposition d’un public adulte l’après midi pour le sport ou
diverses formations, car l’école se terminent tôt en Italie, vers 13h30 pour
les plus jeunes et 16h30 pour les plus âgées. Le temps libre l’après midi est
consacré à des activités privées diverses : sport, activité ludiques …
financées par les parents. Il est a noter que le système scolaire vient d’être
réorganisé car jusqu'à présent c’était un groupe de trois enseignants qui se
partageaient l’emploi du temps d’une classe et suivait celle-ci de son entrée à
l’école jusqu'à son départ. Aujourd’hui, on est sous l’organisation
suivante : une classe, un enseignant.
Une enseignante italienne pour le projet d'école
L’intérêt de cette rencontre pour notre délégation était de mieux
appréhender le système scolaire italien et de discuter des conditions
indispensables pour mener à bien un projet d’échanges entre nos écoles, les
autorités administratives de l’éducation nationale des deux pays étant très
exigeantes et rigoureuses dans ce domaine. Nous avions donc pour mission de
revenir avec les coordonnées d’une interlocutrice italienne capable de
coordonner le projet avec l’institutrice de St Antoine. La réunion de travail,
complétant les visites, a permis aux représentant italiens (Mme le Maire, Mme
la Directrice de toutes les écoles, divers représentants des enseignants et des
parents d‘élèves ...) de confronter leurs points de vue avec la délégation
française. Il en ressort que pour préparer l’échange d’élèves, début 2013, un
premier échange pourrait se faire autour du projet MIAM : du jardin à
l’assiette. En effet cotés français et italien (via le projet européen
Comenius), ce thème a été étudié et des passerelles pourraient être créées via
internet pour discuter sur ce sujet. D’autres projets pédagogiques pourraient
aussi être mis en route en fonction du souhait des enseignants. De même, une
visite préparatoire par quelques parents d’élèves italiens en France pourrait
permettre de préciser les conditions de l’échange (hébergement, programme,
transport, financement…). Enfin Alessandra Mancarella, enseignante de français
au collège a accepté de correspondre avec Véronique Petitjean, institutrice à
St Antoine afin de faire avancer le projet. Tout reste à organiser, mais
quoiqu’il en soit, les jeunes élèves rencontrés ont tous répondu par un grand
OUI à ce programme.
Samedi, une partie de la journée était consacrée aux visites touristiques.
La mairie de Sermoneta nous a promenés des jardins de Ninfa (ou cette fois nous
avons réussi à entr’apercevoir une nymphe … ! ), à l’abbaye de Valvisciolo
en passant par des élevages de vaches et de bufflonnes, ou nous avons pu
déguster divers fromages frais ou secs (dont la fameuse mozzarella) et prendre
un apéritif offert par les propriétaires. La gastronomie faisait aussi partie
de notre séjour car le club du 3eme âge nous a reçus et nous a régalés chaque
midi des fameuses pâtes et charcuteries italiennes. En soirée, la mairie nous
invitait au restaurant pour déguster des spécialités locales. Un seul regret,
c’est que le séjour fut très court et que nous n’ayons pas eu le temps d’être
tous reçus et d’échanger avec des familles.

Présentation de QuadriVium au conseil municipal de jeunes et aux
associations
Le samedi en fin d’après midi était quand à lui consacré à une réunion de
travail en présence de Mme le Maire de Sermoneta, Giuseppina Giovannoli,
« Pina » pour ses amis français, et d’Alessandra Mancarella, qui nous
a servi d’interprète tout au long du séjour.
Comme prévu nous avons présenté le projet Quadrivium Europa et le blog du
même nom, initié par les 3 comités de jumelage français afin que nos
partenaires respectifs puissent s’en emparer à leur tour en l’enrichissant
d’informations, de suggestions, de projets et en l’ouvrant à leurs associations
et à leurs habitants. Nous avons discuté de l’organisation d’un camp pour une
quarantaine de jeunes venant des quatre pays en août 2012, ainsi que de la
demande des jeunes Antonins d’un nouveau projet d’échange entre les clubs de
foot. Après que Giuseppina Giovannoli se soit engagée à présenter notre projet
à son conseil municipal de jeunes et aux associations, nous avons abordé la
question des financements. La crise touche toute l’Europe et les communes
doivent faire des priorités dans leurs dépenses. Mais la délégation a parlé
d’une seule voie pour affirmer qu’échanges de moyens, soutiens entre pays (pour
par exemple des demandes communes de financement à l’Europe) ou engagements de
personnes bénévoles (pour des recherches de financement via des manifestations
locales) pouvaient être quelques une des solutions pour faire aboutir nos
projets et permettre au plus grand nombre de se retrouver dans cette
coopération de jumelage.
Un débat à animer sur le blog, voir lors de prochaines rencontres
« éclair » entre pays.

Stéphane ARNAUD et Bruno JALABERT